Ronald AUGIER
24 Apr
24Apr

New York n’est jamais une scène neutre. Encore moins lorsqu’il s’agit de briguer le poste le plus stratégique du système multilatéral. En se présentant devant l’Assemblée générale des Nations unies, Macky Sall a livré bien plus qu’un discours : une projection de lui-même dans l’histoire diplomatique mondiale.

Dernier à passer dans l’exercice des « dialogues interactifs », l’ancien chef de l’État sénégalais a assumé une posture classique mais ambitieuse : restaurer la confiance dans une organisation fragilisée par des crises multiples. 

Paix, sécurité, droits humains, développement… le socle est connu, presque attendu. Mais dans un monde traversé par des fractures profondes, la question n’est plus tant ce qu’il faut faire, mais comment le faire autrement.Face à lui, des profils solides : Michelle Bachelet, Rafael Grossi, ou encore Rebeca Grynspan. 

Des candidatures techniques, institutionnelles, parfois plus ancrées dans les rouages du système onusien. 

Macky Sall, lui, joue une autre carte : celle de l’expérience politique, du chef d’État ayant navigué entre crises internes, enjeux régionaux et arbitrages internationaux.

Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.